Fabriquer une planche à laver

Publié par Renaud le

À l’époque où j’ai fabriqué cette planche à laver je n’avais pas de machine à laver ni d’eau chaude on lavait le linge à la main, bon parfois on allait aussi à la laverie. Pour laver le linge à la main, on le faisait tremper dans de l’eau chauffée sur le poêle avec du savon, puis on frottait pour faire partir la saleté. Nos ancêtres ont amélioré ce système en frottant le linge avec une brosse sur une planche à la surface ondulée. Cette planche s’appelle… une planche à laver… bon, ils se sont pas cassés les vieux pour trouver le nom. À vrai dire je n’ai jamais vu personne en utiliser et je me demande encore comment en faire bon usage, si je chope une personne qui l’a vu faire dans sa jeunesse je la presserai comme un citron pour qu’elle m’explique ça en détail. Bref tout ça pour dire que je voulais une planche à laver pour me faciliter la vie… alors je m’y suis attelé.

En regardant sur internet pour voir à quoi ça ressemble, je me suis rendu compte qu’il y avait une grande diversité de forme, j’ai opté pour un petit modèle et, s’il y a besoin j’en referai un plus grand plus tard. Pour le fabriquer j’ai pris une planche dans le bois le plus dur que j’avais à disposition, puis j’ai tracé une quinzaine de traits parallèles, d’un centimètre de large. Pour que la planche ne se balade quand je la scierai je l’ai fermement serre-jointée a la table, comme ça elle faisait moins la maline. Ensuite il ne restait plus qu’à scier à 45° en partant de chaque trait jusqu’à la moitié du dit centimètre et à reprendre dans l’autre sens pour avoir une forme de V. Une fois cela fait une dizaine de fois on a notre planche prête à être traitée à l’huile, de lin dans ce cas.

Tant que j’y étais j’en ai profité pour faire un battoir de lavage d’après un modèle que j’ai trouvé dans la ferme. Pour l’utilisation…

Merci à Delphine pour les corrections 😉

Catégories : Bricolage

Renaud

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J’aménage dans l'Allier une prairie de trois hectares pour la transformer en lieu de vie agréable, nourricier, résiliant et durable. Ce blog suivra la vie de ce lieu au fil des saisons et des travaux.

6 commentaires

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Laetitia · 4 février 2019 à 11 h 38 min

Bonjour Renaud,
Merci pour cette bonne idée !
Je me demandais comment tu l’utilisais au quotidien… Des mouvements particuliers ?
Merci 🙂
Laetitia

    Renaud

    Renaud · 4 février 2019 à 15 h 39 min

    Coucou Laeticia, ben justement c’est là ou le bât blesse, je ne connais pas trop le bon usage, ce que je pense c’est que tu pause ton linge sur la planche qui est elle même placé dans la bassine, et tu frottes avec la brosse ce qui fait aussi bouger ton linge sur les rainures… mais il faudrait trouver des anciens pour confirmer.

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Daryi · 6 février 2019 à 8 h 35 min

Irène Boulongne Regards sur la vie quotidienne dans la sphère domestique paysanne, 2015.

L’essangeage (ou échangeage) correspondait au prélavage
“Pour effectuer le prélavage des draps, il fallait les mouiller un à un, les frotter au savon sur la planche, insister sur les tâches au besoin avec une brosse en chiendent, déplier le drap au fur et à mesure et le replier plusieurs fois en le battant avec le battoir pour en extraire les premières salissures. Ces draps, le plus souvent de chanvre ou de métis (lin et coton), plus rarement en pur fil (lin), une fois mouillés, étaient très lourds
(…)
Le jour suivant, il était transporté à la rivière ou au lavoir. Les laveuses procédaient alors au avonnage, au dégorgeage et au rinçage. Elles prenaient leur battoir, leur pain de savon, leur brosse de chiendent et leur boîte ou selle à laver (carrosse) pleine de paille, munie d’une planche ou non, dans laquelle elles s’agenouillaient. Elles tendaient le linge à bout de bras, le laissaient flotter dans l’eau froide, le frottaient et le pressaient sur la selle avec la brosse. Elles le rinçaient en le tordant et en le frappant avec le battoir pour le débarrasser de l’eau de lessive. Elles pouvaient aussi travailler debout, la selle posée sur des tréteaux. Puis c’était l’azurage. On plongeait dans l’eau de chaque baquet de rinçage un sac de bleu contenant une poudre bleue provenant de l’indigotier ou de l’outremer, pour rendre le linge encore plus blanc.”

http://viepaysanneautrefois.free.fr/chapitres/ch07/711_LavageLingeGdeLessive_765a784.pdf

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    Laetitia · 11 février 2019 à 16 h 30 min

    Merci pour votre précieux partage, je visualise mieux la lessive avec la planche en bois. Ce site est extrêmement intéressant, à creuser 🙂

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Kekile · 18 avril 2019 à 11 h 19 min

Salut Rnou !
Tu connais la lessive au lierre ?

    Renaud

    Renaud · 3 mai 2019 à 21 h 30 min

    Coucou toi 🙂 Oui oui je connais, enfin, si tu parle de la lessive à cendre de lierre ?!

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